Salvador Dali: Portrait De Lucia (1918)

Huile sur toile, 33 x 43,5 cm

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Portrait Of Lucia (1918)
Oil on canvas, 33 x 43,5 cm

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Collection Particulière

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Analyse de l’oeuvre: Ce Portrait de Lucia est l’un des premiers portraits réalisés par Salvador Dali. Il dépeint sa nourrice, Lucia Moncanut, déjà très âgée à cette époque. Engagée par les parents Dali pour prendre soin du jeune Salvador et de sa soeur Ana Maria, dans la maison de Figueras, cette dernière occupe une place importante dans l’iconographie dalinienne. Quand ce tableau fut peint, les enfants Dali étaient déjà grands et Lucia s’occupait alors d’Ana, leur grand-mère maternelle. Dali se souvient à propos de ce tableau qu’il travaillait en même temps sur un portrait d’Ana de profil, tenant à la main un dahlia, ou peut-être un œillet, semblable à celui que les femmes espagnoles portaient fièrement placé derrière l’oreille ou planté dans leur longue chevelure brune. Il se rappelle également qu’il souffrait d’une angine et que Lucia virevoltait autour de lui comme elle le faisait quand il était enfant et qu’elle lui contait des histoires.
Nous savons aujourd’hui que Lucia n’a jamais quitté la maison de la Rue de Monturiol pour accompagner la famille Dali à Cadaqués. C’est elle cependant que le peintre confondit avec la silhouette de Lydia, la femme d’un pêcheur de Cadaqués, quand il peignit le personnage central de Le sevrage du meuble-aliment. Lydia fut en revanche utilisée comme l’archétype de l’héroïne dans un roman d’Eugenio d’Ors La belle Plante. Sa personnalité paranoïaque fit forte impression sur Picasso et Fernande Olivier quand ils visitèrent le petit port de Cadaqués en 1910.
Rassemblant leurs souvenirs, le fils de Lydia et le père de Dali pensaient que ce Portrait de Lucia avait été peint fin 1918. Il est un bon exemple, avec d’autres portraits tels que Portrait d’Hortensia, paysanne de Cadaqués Vieillard crépusculaire ou de nombreux paysages peints à la même époque, de l’influence que l’impressionnisme exerçait sur le Dali de cette période. La maîtrise de la touche, la précision du rendu de la quasi-cécité de la vieille femme et la richesse des couleurs indiquent clairement que, bien qu’âgé seulement de 14 ans, Dali possédait déjà un œil acéré.

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Code: 0020
Année: 1918

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